 Photo: Pascal Adam pour Superspeedway.ca Homestead Miami le 21 novembre 2010 Jour 5 : Alors que tout le monde enfile ses shorts pour affronter la chaleur Floridienne, je me prépare; pantalon, chemise aux couleurs de Superspeedway.ca, souliers propres et peigné comme si je sortais de chez le coiffeur. Le grand jour est enfin arrivé. Sitôt arrivé sur le circuit je quitte mes amis afin de me rendre directement dans le Media Center afin de ne rien manquer de ce qui deviendra la journée NASCAR la plus mémorable de ma vie. Près de 200 journalistes sont sur place pour couvrir l’évènement. J’essaie de reconnaître des visages québécois, des collègues journalistes qui se seraient rendus sur place mais le seul francophone que je croise est le pilote français Michel Disdier mieux connu sous le nom du « frenchman in nascar ». Il était sur place pour le week-end avec son équipe de www.michel-disdier.com et assurément pour se faire connaître des différentes équipes de NASCAR. Après avoir travaillé sur quelques articles et galeries photos, je constate que nous en sommes déjà à la présentation des pilotes, prières et hymne national suivent. Dans la salle de presse, les journalistes américains tentent du mieux qu’ils peuvent pour ne pas rire durant l’interprétation de leur hymne national car les deux artistes en performances offrent un spectacle qui hérite l’ouïe de tous. Désolant. Voilà que les moteurs rugissent et mon travail en salle de presse est terminé. Je mets donc le chapeau de photographe pour aller saisir quelques images. Le drapeau vert est donné et les clôtures donnant accès à la piste se ferment aussitôt. Il me reste que les gradins pour prendre quelques clichés avant la célébration dans le cercle des vainqueurs. Je me rends donc dans les estrades au dernier niveau pour prendre quelques photos des voitures en piste et des spectateurs présents sur place. J’en profite pour faire un saut à ma place dans les gradins attendant avec impatience la fin de la course. J’en profite pour manger un peu et me rafraîchir. Le 210ieme tour sonne le glas pour moi et je me dirige donc pour une dernière fois vers le centre de la piste pour célébrer avec le gagnant. À ce moment, je ne sais pas encore comment je serai privilégié d’y être. À mon arrivée à l’entrée du « Victory Lane » un agent de sécurité m’avise que pour l’instant, seul les personnes détenant des passes de saison sont admises et que je dois attendre la fin de la course pour avoir accès, ce qui ne fait pas du tout mon affaire. Pourquoi avoir une passe de journaliste/photographe si je ne peux me rendre et m’assurer un bon plan de caméra. Je tourne en rond insatisfait de la situation. Soudain, je vois la terre se soulever alors que Kyle Busch se retrouve dans le gazon après un contact avec Harvick. La voiture prend feu et Busch s’en sort indemne. Il ne reste que 17 tours à la course au moment de la relance, Carl Edwards est en tête et Jimmie Johnson est en bonne position pour remporter son 5ieme titre d’affilé. Je concentre toutes mes énergies sur le pneu avant droit de Johnson que je veux voir éclater mais quelques tours plus tard, Edwards remporte le Ford 400 et Johnson passe à l’histoire. Voilà enfin le gardien qui m’indique d’entrer dans le cercle des vainqueurs et qui m’indique un « sweet spot » pour la célébration. Je me trouve à quelques mètres de Jack Roush et des dirigeants de Ford qui célèbrent la victoire d’Edwards. La voiture arrive et passe devant moi à moins de 10 pieds, je suis fébrile mais tente de rester calme. Edwards sort de la voiture et une pluie de confettis tombe sur nous. Clic, clic, clic, je ne cesse de prendre des photos. Première photo de choix, Jack Roush qui passe devant moi tout sourire. Ce qui se produit à ce moment est de loin ce que j’aurais pu imaginer de mieux. Edwards arrive devant moi et dans un élan de spontanéité, je lui lance « Congradulation Carl from Montreal » et là, l’imprévisible c’est produit. Il s’est retourné vers moi, m’a tendu la main et m’a dit “ Thank, I cannot wait to be back in Montreal, see you there.” Je l’ai alors suivi vers l’estrade dédié à l’équipe du vainqueur et j’en ai profité pour lui demander une casquette pour mettre dans mon bureau. Il m’a dit d’attendre quelques minutes et qu’il m’en donnerait une. Après avoir pris plusieurs photos de la ballade des casquettes, j’ai patienté de longue minute mais il ne finissait plus de changer de chapeau. J’ai donc décidé de laisser tomber pour regagner mon groupe d’amis. La petite voix d’un ami met venu et tête. « Voyons Pasc, attend tu vas l’avoir ta casquette. » J’ai donc rebroussé chemin pour aller patienter de nouveau mais quelqu’un avait pris ma place évidemment. C’est à ce moment qu’Edwards est apparu ce dirigeant vers le Media Center pour la conférence de presse d’après course. Quand mon regard croisa le sien, je lui ai fait un signe voulant dire « ma casquette », il regarda autour de lui et me dit « I gave it all man, sorry! » L’espace d’un moment, il mit sa main sur la casquette qu’il avait sur la tête, je me suis dit ça y est mais non, il en avait surement besoin pour les photos de la conférence de presse. J’ai juste failli avoir une casquette du gagnant mais juste le fait qu’il est pris le temps de me serrer la main alors qu’il ne l’a fait pour personne d’autre me permet de me sentir privilégié. Très émotif de ma journée, j’ai traversé pour une dernière fois le tunnel me donnant accès au centre de la piste pour retrouver mes amis. De retour à l’hôtel le temps de se changer, je suis allé manger mes émotions trempées dans le beurre à l’ail au Red Lobster. Un souper à la hauteur de nos attentes..hum…Exquis!! Demain, selon l’horaire que nous nous sommes prévus, aéroglisseur dans les Everglades… À bientôt!!! P.S. Vous pourrez voir bientôt les photos sur la page FACEBOOK de Superspeedway.ca!!
|